DISTANCES MAXIMALES PAR CATÉGORIES


Le non respect des distances maximales par catégories d'âges engage directement la responsabilité de l'organisateur en cas d'accident...

REGLES TECHNIQUES GENERALES (Extrait de la réglementation hors stade)


  1. LE PARCOURS
    Le parcours de l'épreuve doit être correctement signalé (panneaux directeurs, fléchage au sol, « ligne bleue ») pour que les concurrents puissent le suivre sans difficulté quels que soient les lieux et les conditions dans lesquels ils se trouvent.

  2. DISTANCES MAXIMALES
    Elles sont fixées selon les catégories d'âge aux valeurs ci-après :
    • Vétérans, Seniors, Espoirs (20 ans et plus) : Illimitée
    • Juniors (18 - 19 ans) : 25 km
    • Cadets (16 - 17 ans) : 15 km
    • Minimes (14 - 15 ans) : 5 km
    • Benjamins (12 - 13 ans) : 3 km
    • Poussins (10 - 11 ans) : 1,5 km

    Des animations (sans chronométrage, ni classement établi sur la vitesse réalisée) doivent être organisées pour la catégorie Éveil Athlétique (9 ans et moins) : endurance 8 minutes ou biathlon vortex précision.

    • Les Courses en Montagne sont ouvertes à tous les participants de la catégorie Cadet au moins (16 ans et plus), dans le respect des distances maximales.
    • Pour le cross-country, il est recommandé de s'en tenir aux distances précisées dans les Règlements sportifs.
    • Pour les Courses en Nature, l'organisateur devra préciser quelles sont les catégories admises à participer compte-tenu de la typologie du parcours (technicité, dénivelé), dans le respect des distances maximales. Si le dénivelé positif cumulé est supérieur à 500m, tous les participants seront au moins de la catégorie cadet (16 ans et plus).

  3. PARTICIPATION DES ATHLETES HANDICAPES
    L’organisateur doit mettre en place les moyens spécifiques permettant d’assurer la sécurité des concurrents dans le respect du règlement Courses sur route Handisport édicté par la Fédération Française Handisport (ce règlement est diffusé par circulaire). L’organisateur doit indiquer dans le calendrier si son épreuve est apte à accepter des handisports et doit établir un classement séparé du classement général (se référer aux règlements de la FF Handisports).

  4. POSTES DE RAVITAILLEMENT, DE RAFRAICHISSEMENT ET D'EPONGEAGE
    De l'eau et des rafraîchissements appropriés doivent être disponibles au départ et à l'arrivée des courses. Pour les courses en nature, la compétition peut se dérouler en autosuffisance ou semi autosuffisance (voir IV). Dans tous les autres cas, des postes de ravitaillement, de rafraîchissement et d'épongeage doivent être prévus le long du parcours.
    Les postes de ravitaillement doivent être pourvus en eau pour chaque participant.
    Nota : on peut également installer des postes de brumisation lorsque cela paraîtra souhaitable compte tenu de l'organisation et/ou des conditions climatiques.

    • Courses jusqu'à 10 km inclus, et lorsque les conditions climatiques le justifient, des postes de rafraîchissement et d'épongeage seront installés à des intervalles appropriés approximativement tous les 2 à 3 km.
    • Courses de plus de 10 km, des postes de ravitaillement seront installés, le premier aux environs du 5ème kilomètre et les suivants tous les 5 km environ, (à chaque tour pour les épreuves de marche) et un à l'arrivée. De plus, des postes d'épongeage et de rafraîchissement, où uniquement de l'eau sera fournie, seront installés à mi-chemin entre les postes de ravitaillement, ou plus fréquemment selon les conditions atmosphériques.

    Les ravitaillements sont fournis soit par les organisateurs, soit par les athlètes. Dans ce dernier cas, ils devront être déposés dans les zones de ravitaillement désignées par l’organisateur et placés sur une table séparée, facilement accessibles par les concurrents ou qu'ils puissent leur être remis en main propre par des personnes autorisées. Les rafraîchissements fournis par les athlètes resteront sous le contrôle de personnes autorisées par l'Organisateur, à partir du moment où ils seront déposés par les athlètes ou leurs représentants.

  5. SECURITE
    Avant-propos:
    L'organisateur se doit d'assurer la sécurité de l'ensemble des intervenants de la manifestation :
    • membres de l'organisation, salariés et bénévoles;
    • prestataires ;
    • employés des collectivités publiques ou territoriales utilisés pour la manifestation ;
    • coureurs ;
    • public.
    Les objectifs sont :
    • d’éviter la survenance d'un accident par la mise en place de mesures de protection adéquates ;
    • de maîtriser et de limiter les conséquences d'un éventuel accident.
      L'organisateur est responsable de la coordination des mesures de protection et d'intervention.
      Compte-tenu de leur caractère particulier, la sécurité sur les trails fait l'objet d'un document distinct (voir IV).
      En vue de définir un parcours offrant le maximum de sécurité aux participants, les organisateurs doivent consulter les services compétents (préfecture, municipalité, police, gendarmerie, protection civile, météo …).
      Par ailleurs, l'organisateur devra informer, par tout moyen à sa disposition, les participants de conditions météorologiques particulières et exceptionnelles susceptibles d'entraîner de graves troubles de santé (température élevée, température ressentie très basse, imminence de précipitations importantes ou d'orage).

  6. Manifestations se déroulant en tout ou partie sur la voie publique
    Dans la mesure du possible, la circulation sera interdite sur le parcours emprunté par les coureurs.
    A défaut, l'organisateur devra en informer la compagnie d'assurance auprès de laquelle il a contracté une police.
    En ce cas, les usagers de la voie publique doivent être informés de l'organisation d'une manifestation par tout moyen approprié. Une priorité peut être accordée, par l’autorité compétente pour exercer le pouvoir de police en matière de circulation, sur l’axe emprunté par la course pour le passage des coureurs aux carrefours et conditionnée à la mise en place des ”signaleurs” lesquels doivent être agréés. Leur rôle et les critères de leur désignation sont définis à l’article R. 411-31 du Code de la Route modifié par le décret 2012-312 du 5 mars 2012, et leur équipement par l’arrêté du 26 août 1992 portant application du décret n° 92-753 du 3 août 1992 relatif à la sécurité des courses et épreuves sportives sur la voie publique et la circulaire du 6 mai 2013 :
    • ils doivent être majeurs et titulaires du permis de conduire (article R. 411-31 du code la route), ils sont agréés par l'autorité administrative, leur nom figure à l'arrêté qui autorise l'épreuve, ils sont fixes ou mobiles (article A. 331-38 du Code du Sport modifié par arrêté du 3 mai 2012). Leur nombre est déterminé, en fonction du parcours et de leur éventuelle mobilité, en concertation avec les services concernés. Les signaleurs mobiles à motocyclette doivent être titulaires du permis correspondant à la catégorie du véhicule conduit (permis A, ou, le cas échéant permis B) ;
    • ils doivent être équipés d'un gilet à haute visibilité de couleur jaune tel que prévu à l'article R. 416-19 du Code de la Route (article A. 331-39 du Code du Sport modifié par arrêté du 3 mai 2012) ;
    • ils doivent être à même de produire dans les plus brefs délais une copie de l'arrêté autorisant la manifestation (article A. 331-39 du Code du Sport modifié par arrêté du 3 mai 2012) ;
    • Ils doivent être en position au moins un quart d’heure avant le passage de la manifestation et peuvent être retirés après la fin du passage de la manifestation signalée par un véhicule balai.
      La signalisation utilisée est celle qui sert à régler manuellement la circulation, telle qu'elle est définie au livre Ier, huitième partie, de l'instruction interministérielle relative à la signalisation routière : piquet mobile à deux faces, modèle K10 (un par signaleur).
      Réglementation des Manifestations Hors Stade (novembre 2013) Page 18/35 Pourront, en outre, être utilisés les barrages modèle K2, pré signalés, signalant un obstacle de caractère temporaire et sur lesquels le mot " Course " sera inscrit.
      Le cas échéant, les voitures ouvreuses doivent être surmontées d'un panneau signalant le début de la course et les voitures-balais d'un panneau du même type signalant la fin de course. Les signaleurs occupant ces véhicules peuvent utiliser des porte-voix.

  7. Manifestations se déroulant en tout ou partie en conditions nocturnes
    Toutes dispositions devront être prises par l'organisateur pour que les coureurs puissent se diriger en toute sécurité et qu'il y ait un niveau d'éclairement suffisant à la reconnaissance d'éventuels obstacles.
    Lorsque la compétition se déroule sur un parcours non totalement fermé à la circulation, en tout ou en partie en conditions nocturnes, l’organisateur devra imposer le port (ou fournir) des dispositifs de signalisation (éclairage, dispositifs à haut facteur de réflexion) conformes à la réglementation en vigueur.

  8. SERVICE MEDICAL
    L'organisateur devra mettre en place un service médical adapté :
    • au nombre de concurrents ;
    • à la durée de la course et au type de parcours ;
    • aux conditions climatiques prévisibles. Toute manifestation doit être déclarée au service local d'urgence compétent.
      Les moyens décrits ci-après sont à considérer comme minimum, ils sont à compléter selon la nature de la manifestation, en particulier pour les manifestations de masse ou de longue distance.
    Lorsque la manifestation comporte plusieurs courses, l’effectif à prendre en compte est le plus grand :
    • des engagés de la course la plus importante si les courses ont lieu les unes après les autres ;
    • ou de la totalité des engagés des courses ayant lieu simultanément.
    Manifestations de moins de 250 coureurs :
    • une équipe de secouristes relevant d'une association agréée par le Ministère de l'Intérieur ;
    • une liaison radio avec le service d'urgence.
    Manifestations de 250 à 500 coureurs :
    • une ou plusieurs équipes de secouristes relevant d'une association agréée par le Ministère de l'Intérieur ;
    •  la présence d'une ambulance ;
    •  une liaison radio avec un médecin ou le service d'urgence ;
    Manifestations de plus de 500 coureurs :
    • la présence d'au moins un médecin ;
    • un nombre de secouristes relevant d'une association agréée par le Ministère de l'Intérieur et un nombre d'ambulances adaptés au nombre de concurrents ;
    Manifestations de longue durée (marathon et au-delà), Courses en Montagne ou Trails Découverte (pour les Trails courts, les Trails et les Ultra-Trails, voir dispositions particulières en IV) :
    • la présence d'au moins un médecin ;
    •  des équipes de secouristes relevant d'une association agréée par le Ministère de l'Intérieur, équipées de liaisons radio, disposées de façon adaptée au terrain, à la distance et au nombre de concurrents ;
    • des moyens d'évacuation adaptés au terrain.

    Nota : une reconnaissance préalable des accès et un test des moyens de communication sont nécessaires. La disponibilité des réseaux de téléphonie mobile n'est pas garantie par les opérateurs, il est recommandé d'utiliser un réseau radio propre à l'organisation. Un athlète doit se retirer immédiatement de la compétition si un membre du service médical officiel lui en donne l'ordre.